ANTEPENDIUM

  Vient du latin « ante » et « pendere », signifiant littéralement « pendre devant » et se rapportant à tout élément décoratif, plutôt en tissu, se plaçant devant la table d’un autel. Les siècles ont raccourcis cet élément d’ornementation au simple "devant d’autel", alors que primitivement il s’agissait d’un revêtement complet des quatre côtés de celui-ci. En effet, primitivement le « altaris pallium », qui signifie « voile d’autel », provient du monde romain où l’on avait coutume d’étendre des étoffes précieuses (mappa) sur les tables. Cette coutume se retrouvera chez les chrétiens dès le IVème siècle. Les diacres étendaient alors par-dessus ces "mappa" des voiles de lin pour la célébration du culte.

 

Deux acceptions du mot « antependium » se font face. Dans les deux cas, il s’agit d’un parement (cuir, satin, soie, velours, brocard, etc…), plus ou moins orné de broderies ou de peintures, et placé au-devant d’un autel. Mais on distingue alors deux modes d’application : soit ce parement est un cadre rigide (telarium), habituellement de bois, sur lequel l’ornementation de tissu est tendue; soit ce parement est plus simplement une ornementation qui découle de l’autel, comme le serait une nappe déployée sur le devant.

AUBE

   Vient du latin « alba » signifiant « vêtement blanc ». C’est le plus ancien vêtement rituel que l’on retrouve dans l’Ancien Testament déjà, au Livre de l’Exode (39, 27). Les prêtres de l’Ancienne Alliance devaient le revêtir, avec une série d’autres éléments liturgiques, pour toute action sacrée au Temple. Symbole de la lumière avant tout, donc de Dieu et de sa vie par analogie, elle devient symbole de candeur, de pureté, pour celui qui doit s’approcher de Dieu dans le culte : évêques, prêtres, diacres, séminaristes, servants d’autel, etc…. L’Aube est aussi symbole de la Résurrection du Christ et de tous ceux qui, selon le mot de St Paul, revêtent le Christ par leur vie de Baptisés.

La forme de l’aube a variée dans le temps. Simple tunique de lin, souvent retenue à la taille par un cordon pour faciliter les mouvements et les déplacements, elle fut, selon les époques, modifiée dans sa forme plus ou moins ample. Ornementée de diverses manières, soit par des applications de tissus précieux, soit par de simples broderies, soit par des dentelles, elle garde toujours sa fonction de premier vêtement liturgique.

info@atelierangegardien.com
Atelier de l'Ange Gardien

06 34 72 72 72

Vous voyez une version text de ce site.

Pour voir la vrai version complète, merci d'installer Adobe Flash Player et assurez-vous que JavaScript est activé sur votre navigateur.

Besoin d'aide ? vérifier la conditions requises.

Installer Flash Player